Rando à Montmiral

Mardi 7 octobre, 9 randonneurs se sont retrouvés pour une balade vers « la tour de Montmiral » au départ de Saint Michel de Savasse.
C’est sous un soleil printanier que nous avons gravi et descendu les collines de la Drôme, d’abord dans la vallée de la Savasse puis dans la vallée du ruisseau de Bagnol. Le chemin en crête nous à offert de belles perspectives sur l’ensemble de la chaîne du Vercors.
Un petit détour vers l’école du Cèdre nous a permis de voir l’implantation de cette école privée protestante (hors contrat) qui propose en pleine campagne des cours de la maternelle jusqu’au lycée depuis 2000.


C’était une randonnée cueillette, d’abord avec les noix, puis avec les châtaignes et enfin avec les pommes et les poires sauvages. La dernière montée vers la tour de Montmiral à été difficile pour certaines qui avaient le sac à dos bien chargé. L’objectif de la randonnée, la Tour, nous a laissé un peu sur notre faim car elle est peu visible, cachée par la végétation et dans une zone privée inaccessible.

Côté sportif nous avons fait 13 km et 410 m de dénivelé.

dixit Bruno

Le château de Montmiral est situé sur une colline dominant la vallée de la Savasse, à 2 km au sud du village actuel. Les détenteurs, et sans doute les initiateurs de ce château, sont les Bressieux, famille puissante dont les possessions sont attestées dès le 10e siècle dans le secteur.
La tour carrée, de 8 m de côté et 16 m de haut, est édifiée en moyen appareil régulier et soigné de blocs de calcaire et de molasse et comporte trois niveaux. Ce bâtiment présente une architecture soignée et élaborée, comme en témoigne la qualité de l’appareil et de la mise en œuvre. Cette qualité associée à l’utilisation systématique de l’arc en plein cintre permettent d’attribuer sa construction à la deuxième moitié du 12e siècle.
On constate la présence de deux grandes fissures verticales dans les parois nord et sud de la tour, qui ont peut-être provoqué l’effondrement de la voûte du rez-de-chaussée. On est donc tenté de penser que la motte castrale, édifiée au début du 11e siècle pour supporter une tour de bois, se soit révélée trop peu stable pour supporter, au siècle suivant, un lourd donjon de pierre.
Le château de Montmiral tel qu’il nous est parvenu apparaît donc comme une forme atypique, dans la mesure où il associe, sur un tertre artificiel sans doute remanié, une tour et un corps de logis combinant les fonctions défensives et résidentielles, résultat des modernisations apportées, au 12e siècle, aux mottes castrales rudimentaires de l’époque précédente.
Propriété privée, la tour n’est pas ouverte à la visite.

Dixit Bruno

à bientôt sur les chemins,

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