Photos de Christiane, Martine et Alain
Article de Alain
Vendredi 6 mars au départ à 9h, nous étions 11 personnes sur le ‘Sentier du Martin-Pêcheur’ (6 dames et 5 gars) pour la rando au long de l’Isère, entre Beauvoir-en-Royans et La Sône.
Le trajet initialement prévu sur les deux rives s’étant révélé impraticable à la reconnaissance (car dorénavant privatisé par des barrières) il avait été décidé de faire un trajet ‘bis’ sur une seule rive, proposé pas Visorando : 14 km et 250 m de dénivelé pour une durée de 4h 30.
Nous sommes partis de l’esplanade de l’ancien Château Delphinal à Beauvoir, sommes descendus vers la rivière, puis avons suivi le ‘Sentier’ qui longe l’Isère. C’est un chemin globalement « horizontal » qui surplombe la berge, mais qui a beaucoup de petites montées et descentes en escalier pour passer les ruisseaux affluents, ce qui aboutit quand-même à un bon dénivelé total (sans compter la remontée finale vers l’esplanade).
Nous avons pique-niqué vers La Sône, près d’une jolie vue sur le Château et les Fontaines Pétrifiantes situés sur l’autre bord.
Retour en traversant les noiseraies (c’est le nom), puis Saint-Romans, qui possède encore de vieux séchoirs à noix.
Après avoir retrouvé les voitures, nous avons visité l’extérieur du Couvent des Carmes, avec son jardin de plantes médicinales.
C’est une randonnée d’un genre inhabituel, qui semble avoir été appréciée, bien que le ‘Sentier’ puisse mériter une bonne remise à niveau.
Participant-e-s : Alain F, Aline D, Bernard H, Christiane I, Danièle J, Françoise A, Gérard I, Jean-Jacques D, Martine M, Patrick G, Régine S.


Et voici le « quart-d’heure » culturel (merci Wikipédia ;-))
– La Sône : à l’origine, ce village se nommait Sonitus Aquae (le murmure de l’eau).
– Château de La Sône : Ancien château fort construit sur un piton rocheux dominant l’Isère, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1968. L’édifice actuel, datant du XIVe siècle avec des éléments du XIIe et du XVe, abrite une chapelle intérieure ornée de peintures murales du XVIIe siècle.
– Jardin des Fontaines Pétrifiantes : Site classé, ce jardin privé ouvert au public présente des sources ancestrales et un parcours botanique ludique, mettant en valeur des phénomènes naturels de pétrification.





– Beauvoir en Royans.
Cette position haute qui domine la vallée de l’Isère a vraisemblablement été occupée depuis la préhistoire, et les Romains y avaient construit un camp fortifié.
Le comte d’Albon Guigues VII, prince souverain du Viennois dont la dynastie portait le surnom de « Dauphin » depuis l’an 1110, s’approprie cette terre en 1251 lors d’un échange de fiefs avec le seigneur de Royans, et en fait une de ses résidences préférées.
Le château est habité régulièrement jusqu’en 1349, date à laquelle le dernier Dauphin, Humbert II, cèdera le Dauphiné à la France.
Ce jeune souverain, rêvant à la cour de Naples où régnait avec éclat son oncle Robert de Sicile, se fait construire le « Versailles » des Dauphins : pour plaire à sa douce Béatrice de Hongrie, il choisit la plus belle vue (d’où le nom de « Beauvoir ») et fait élever un château composé de 1000 fenêtres où vivaient tumultueusement plus de 2000 personnes ; il n’hésitait pas à se prétendre roi, et il y vécut une vie dépravée.
Les difficultés financières s’accumulant, Humbert fait procéder à l’inventaire de ses biens en 1339 dans le but de vendre sa principauté au pape. La transaction ayant échoué, c’est finalement au roi de France Philippe VI de Valois que le Dauphiné est cédé le 29 mars 1349 par le traité de Romans. Et depuis lors, le fils aîné du roi de France portait le titre de « Dauphin ».
En 1561, nouvelle époque, le baron des Adrets s’y installe, et y torture ses adversaires durant les Guerres de religion. Pris, repris et dégradé par les armées catholiques et protestantes, Beauvoir tombera progressivement en ruine.
