Une dose de culture au quotidien

Bonjour Chamber’liens,


Aujourd’hui : « On espère se transformer en papillon. »

1889. Le peintre Vincent van Gogh est au plus mal. Effrayé par ses hallucinations et ses accès de démence, il demande à être interné à Saint-Rémy-de-Provence. Pour l’aider à guérir, son frère Théo a une petite idée : l’inciter à peindre.

Dans un premier temps, cela semble parfaitement fonctionner. Théo loue une deuxième chambre pour que son frère y aménage son atelier.

Vincent van Gogh, Autoportrait à l’oreille bandée, 1889, huile sur toile, 60 x 49 cm, The Courtauld Institute of Art, Londres
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Vincent, ébloui par la lumière provençale, peint sans relâche le jardin de l’asile et les paysages qu’il peut voir entre les barreaux de sa fenêtre. En quelques mois, il crée près d’une centaine d’œuvres !

Vincent van Gogh, Le parc de l’hôpital de Saint-Rémy, 1889, huile sur toile, 73 x 92 cm, Museum Folkwang, Essen, Allemagne
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Mais, au bout d’un an, l’enfermement lui pèse. Van Gogh étouffe, il cherche à quitter l’asile : « Mon désir de partir d’ici est maintenant absolu… il me faut de l’air, je me sens abîmé d’ennui et de chagrin », écrit-il à son frère. Son départ est sans cesse reporté, Vincent est désespéré et se sent prisonnier.

C’est à cette époque qu’il se met à copier une gravure de Gustave Doré, publiée une vingtaine d’années plus tôt. On y voit une ronde de détenus faisant de l’exercice dans une cour de prison particulièrement oppressante.

Héliodore Pisan d’après Gustave Doré, En prison, 1872, gravure sur bois, Bibliothèque nationale de France, Paris
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Un sujet qui semble résonner avec l’isolement, physique et psychologique, dans lequel se trouve Van Gogh…

Dans sa version peinte, Vincent accentue les ombres des prisonniers et l’étroitesse de la cour. Surtout, il modifie légèrement les traits du détenu qui regarde le spectateur : serait-ce désormais un autoportrait ?

Vincent van Gogh, La ronde des prisonniers, 1890, huile sur toile, 80 x 64 cm, Musée des beaux-arts Pouchkine, Moscou, photo : © Bridgeman Images
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Malgré sa détresse, le peintre n’oublie pas de copier un minuscule détail de la gravure : deux petits papillons qui flottent vers le ciel et la liberté. Ce que Van Gogh finit heureusement par retrouver !

Détail de l’œuvre, photo : © Bridgeman Images

Ce chef-d’œuvre de Van Gogh a été acheté au début du 20e siècle par un collectionneur russe visionnaire : Ivan Morozov. Avec son frère, ils ont acquis une incroyable collection d’œuvres d’avant-garde !

Source Artips

Pour en savoir plus…

L’histoire du succès de Vincent Van Gogh, visionnez cette vidéo transmise par Denise :

Histoire de Jo Van Gogh, la belle soeur de Vincent…

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